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Studio Laure Blagojevic
Rivière intérieure, rivière extérieure (Japon, Kyoto)
Rivière intérieure, rivière extérieure (Japon, Kyoto)
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Sur les rives du Kamo-gawa, à Kyoto, la ville s’efface. Le courant suit une géométrie imposée par l’urbanisme — digues en pierre, chutes aménagées, berges stabilisées — mais l’eau, elle, conserve son rythme ancestral. Assis au bord, un passant contemple, absorbé par le va-et-vient du flot. Ce type de scène, si banal au Japon, renvoie à une pratique sociale codée : celle de l’isolement contemplatif dans l’espace public, que l’on retrouve jusque dans les jardins zen (karesansui).
Le fleuve devient miroir mental : chaque vague est pensée, chaque turbulence un écho. Entre la fluidité naturelle et l’ordre humain, ce paysage urbain incarne une forme de médiation silencieuse, où l’on s’accorde à soi-même le droit de ne rien faire — ma 間 — juste être là, entre deux mondes. Un simple banc ou un rebord devient alors seuil, interface entre intériorité et paysage.
