Valoriser l'invisible - Deux volets en cours : Corée du Sud et Ouzbékistan
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Depuis plusieurs années, le projet Valoriser l’Invisible se développe comme un travail photographique documentaire au long cours, consacré aux territoires, aux gestes, aux savoir-faire et aux formes de vie peu ou pas représentés dans les récits visuels contemporains.
En 2025–2026, ce travail se déploie autour de deux volets distincts et complémentaires, actuellement en cours de développement : la Corée du Sud et l’Ouzbékistan.
Deux pays, deux contextes culturels et historiques très différents, mais une même démarche : documenter, par le temps long et l’immersion, ce qui structure silencieusement les sociétés contemporaines et demeure largement invisible.
Une même approche documentaire, sur deux territoires
Les volets Corée du Sud et Ouzbékistan s’inscrivent dans une continuité méthodologique et éthique commune :
- une immersion prolongée sur le terrain,
- une approche documentaire non intrusive, sans mise en scène,
- une attention portée aux gestes ordinaires, aux savoir-faire discrets et aux formes de transmission informelles,
- une volonté de constituer des archives visuelles vivantes de patrimoines humains contemporains.
Chaque projet est conçu comme une exploration autonome, tout en participant à une vision globale : celle d’un monde raconté à hauteur humaine, loin des représentations spectaculaires ou standardisées.
Valoriser l’Invisible – Corée du Sud
Un regard à contre-champ de la Corée hyper-visible
En 2026, la France et la Corée du Sud célèbrent 140 ans de relations diplomatiques, établies en 1886. Cet anniversaire donne lieu à une programmation culturelle labellisée, coordonnée par les institutions françaises et coréennes, visant à valoriser la coopération artistique, culturelle et patrimoniale entre les deux pays.
Dans ce cadre, le projet Valoriser l’Invisible – Corée du Sud a obtenu le label officiel du 140ᵉ anniversaire des relations diplomatiques France–Corée, reconnaissant son intérêt culturel et diplomatique, sans pour autant constituer un financement institutionnel automatique.

Alors que la culture sud-coréenne bénéficie aujourd’hui d’une visibilité internationale exceptionnelle — musique, cinéma, séries, gastronomie, cosmétique — ce projet choisit volontairement un contre-champ documentaire.
Il s’attache à documenter :
• des gestes et savoir-faire peu photographiés,
• des communautés rurales, insulaires ou littorales discrètes,
• des rituels du quotidien porteurs de mémoire collective, absents des récits dominants.
Il ne s’agit ni de folklore ni de nostalgie, mais de saisir des réalités contemporaines à un moment charnière de transformation sociale, culturelle et environnementale.
Axes documentaires en Corée du Sud
Le travail photographique se concentrera notamment sur :
Traditions rurales et rituels discrets
Rituels saisonniers en zones de montagne, cérémonies chamaniques locales, transmission familiale de chants agricoles (nongak), en complément de figures déjà identifiées comme les haenyeo de l’île de Jeju.
Métiers artisanaux rares
Tissage du Hansan Mosi (ramie fine), charpenterie traditionnelle (daemokjang), vannerie en bambou (chaesang), savoir-faire reconnus localement mais très peu présents dans la photographie contemporaine internationale.
Gestes quotidiens porteurs de mémoire
Marchés traditionnels, préparation alimentaire, micro-rituels d’hospitalité observés à hauteur humaine.
Restitution prévue en France
Le projet donnera lieu à une exposition photographique à Paris en 2026, présentant entre 20 et 50 tirages grand format, dans un lieu dédié à la photographie.
Le commissariat sera assuré par François Gautret, garantissant une exigence curatoriale et une cohérence avec l’ambition culturelle du projet.
Valoriser l’Invisible – Ouzbékistan
Documenter les gestes du quotidien et les transmissions invisibles
En parallèle, un volet du projet est en cours de développement en Ouzbékistan, territoire marqué par une forte densité de savoir-faire artisanaux, de pratiques rurales et de traditions transmises de manière informelle.
Ce travail s’attache à documenter :
• des gestes agricoles et artisanaux encore largement pratiqués hors des circuits touristiques,
• des communautés rurales et des espaces de vie peu photographiés,
• des formes de transmission intergénérationnelle inscrites dans le quotidien.
Comme pour la Corée du Sud, l’enjeu n’est pas de produire une image illustrative du pays, mais de construire un récit visuel attentif aux usages, aux rythmes et aux réalités humaines contemporaines.
Une démarche inscrite dans les enjeux culturels contemporains
À l’heure où la diplomatie culturelle et les échanges internationaux jouent un rôle croissant, documenter ce qui ne se montre pas relève d’un geste profondément politique au sens noble : créer du lien, transmettre, ouvrir des espaces de compréhension mutuelle.
Par l’image, le temps long et l’attention portée aux gestes invisibles, Valoriser l’Invisible s’inscrit dans une logique de diplomatie douce, fondée sur l’écoute, la présence et le respect des territoires documentés.
Partenariats et financements en cours de structuration
Les volets Corée du Sud et Ouzbékistan sont actuellement en phase de développement actif.
Leur réalisation s’inscrit dans une dynamique de partenariats culturels, institutionnels et privés, dont certains sont déjà engagés, tandis que d’autres sont en cours de structuration.
Cette étape vise à garantir des conditions de production respectueuses des personnes, des territoires et du temps long nécessaire à ce type de démarche documentaire.
Dossiers de présentation
Les dossiers complets de présentation des projets
Valoriser l’Invisible – Corée du Sud et Valoriser l’Invisible – Ouzbékistan
(note d’intention, axes documentaires, méthodologie, calendrier prévisionnel, budget)
sont tenus à disposition des partenaires, institutions et interlocuteurs souhaitant en prendre connaissance.
Ils peuvent être transmis sur simple demande à contact@laureblagojevic.art