Chanter l’irrévérence avec élégance

Chanter l’irrévérence avec élégance

Sur scène, ils arrivent impeccables : vestes ajustées, nœuds papillon, silhouettes droites comme pour un récital classique. PMQ, le sex’tet, ce chœur masculin présenté par Le Terrier Productions comme « les enfants cachés des Frères Jacques et de Lady Gaga », a la politesse des premières impressions.

Puis tout bascule. Un regard. Une épaule qui s’élève. Une bouche qui s’arrondit. Et l’on comprend que ce spectacle n’a rien d’un concert sage.

Selon Le Figaro (Legrain, 2019), leur terrain de jeu est celui des « dessous de la ceinture ». Mais pas n’importe comment : un humour fin, une grivoiserie tenue, la maîtrise vocale d’un ensemble où chaque voix sait exactement où se placer. Tes photos le montrent sans détour : derrière la précision musicale, il y a l’audace, l’excès, la jubilation collective.

 

Un groupe qui joue avec son propre sérieux

Sur l’un des clichés, un homme lève le poing comme lors d’un discours solennel. Mais la scène n’est pas politique : c’est une montée de chœur.

  • Tout est là : le théâtre à l’intérieur du chant, cette façon de pousser chaque geste un peu trop loin, juste assez pour faire sourire sans jamais briser la musicalité.

Le Terrier Productions les décrit comme : « Classe, encore. Grivois, toujours. »
Cela se voit dans leurs bras qui s’élancent, dans les courbes exagérées du corps, dans leurs bouches qui s’ouvrent comme des portes d’opéra pour des mots qui ne sont pas toujours… classiques.

 

Des corps qui racontent autant que les voix

L’arc renversé d’un interprète, la tension dans les mains, la précision des visages tournés vers un même point : tout indique que l’ensemble fonctionne comme une mécanique parfaitement huilée.

Mais une mécanique joyeusement perturbée par l’irrévérence. C’est dans ces écarts que naît l’histoire du spectacle.

 

La tradition paillarde, réinventée sans vulgarité

D’après Le Figaro, PMQ ne se contente pas de réchauffer les chants paillards. Ils les transforment, les réorchestrent, les remontent comme une horlogerie vocale.

Un spectacle où le public rit, rougit parfois, puis s’incline devant la qualité musicale.

 

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